Robert Estienne, spécimens grec et hébreu (1554)

Réfugié à Genève, en 1550, Robert Estienne y publie des spécimens de ses types grecs et hébreux. Ces deux brefs recueils sont parmi les premiers spécimens de caractères connus. Les grecs qu'il met en valeur sont les fameux « grecs du roi », dont il a emporté les matrices dans son exil. En plus d'être dénoncé comme un partisan de la Réforme, il est bientôt accusé d'avoir volé les poinçons de l'ensemble des types grecs, et donc d'avoir spolié le royaume. Son nom et ses œuvres seront longtemps mis à l'index en France. Nonobstant, les poinçons seront retrouvés deux siècles plus tard, dans une remise de la Chambre des comptes, à Paris, où ils avaient été simplement oubliés.