Incunables parisiens (1470-1499)

En 1470, la faculté de Paris fait appel aux imprimeurs allemands, Ulrich Gering, Martin Granz et Michel Friburger, pour fonder les presses de la Sorbonne et publier le premier livre composé en caractères mobiles, en France – un ouvrage de Gasparino Barzzizi, en latin, imprimé en caractères romains et comportant des enluminures. En 1473, les trois imprimeurs quittent la Sorbonne pour s'installer rue Saint-Jacques, à l'enseigne du Soleil d'or. Ils composent désormais plutôt en caractères gothiques. En 1476, Ulrich Gering poursuit seul les travaux de l'atelier et fait graver de nouveaux caractères romains. En 1494, il s'associe avec Berthold Renbolt. Deux anciens ouvriers de l'imprimerie de la Sorbonne, Pierre César et Jean Stoll, s'installent également rue Saint-Jacques. Pasquier Bonhomme, à l'enseigne de L'Image de Saint Christophe, publie en 1476, le premier livre en français, Les Chroniques de France. A partir de 1481, Jean du Pré, puis Guy Marchant impriment de remarquables livres illustrés par des gravures sur bois. Pierre Lerouge publie, en 1487, La Mer des Hystoires, sans doute le plus bel incunable français.

La plupart des documents présentés dans cet album sont tirés du premier tome de l'ouvrage d'Anatole Claudin, Histoire de l’imprimerie en France au XVe et XVIe siècle , édité par l'Imprimerie nationale, à partir de 1900 jusqu'en 1914. Le quatrième et dernier tome consacré aux imprimeurs lyonnais est à découvrir sur enssib.fr