Firmin Didot, Anglaise et Ronde (1805)

En 1806, Firmin Didot publie son premier ouvrage, Les Bucoliques de Virgile, traduites en vers français par lui-même. Il le dédie à son frère aîné, Pierre : « j’offre au poète la traduction des pastorales que chantait le cygne de Mantoue, et au typographe les caractères de ce volume, et surtout celui-ci appelé Anglaise, caractère qui, essayé sans succès dans son pays natal, paraît pour la première fois, avec quelque distinction, sous les auspices de la Typographie française. » Ce caractère, pour lequel il dépose un brevet d'invention, reçoit la médaille d'or de l'exposition des produits de l'industrie française en 1806. Une épreuve des types employés à l'Imprimerie impériale, datée de 1810, témoigne de l'emploi d'un corps (28 points). L'épreuve des caractères de la fonderie Firmin-Didot, de 1820, propose un éventail plus complet (voir : Feuille d'épreuve de la fonderie de Firmin Didot (1820)). En 1831, le gouvernement fait l'acquisition de l'ensemble des frappes d'anglaises et de rondes de Firmin Didot, conservés depuis à l'Imprimerie nationale.