Les Cochins, spécimen de la fonderie Deberny et Peignot (1932)

Les Cochins sont gravés par la fonderie Peignot de 1910 à 1912. Ils comprennent le labeur Cochin, le Nicolas Cochin, le Fournier-le-Jeune (sans bas de casse), le Moreau-le-Jeune (éclairé), ainsi que les vignettes Fournier. Georges Peignot s'est inspiré de l'écriture des calligraphes savants du XVIIIe siècle, dont Nicolas Cochin et Moreau-le-Jeune. Quant aux vignettes, elles sont directement reprises de celles de Pierre-Simon Fournier, présentées dans son Manuel typographique en 1766. Vers 1910, Georges Peignot fait la connaissance de l'éditeur d'art Lucien Vogel qui s'apprête à lancer une revue de mode renouvelant le genre. La collaboration entre l'éditeur et le fondeur aboutit à la sortie simultanée du nouveau caractère et de la revue La Gazette du bon ton, où les Cochins sont à l'honneur. Largement diffusés dans les années 1920-1930 par la fonderie Deberny et Peignot (dont le spécimen présenté dans ce dossier comporte un Cochin gras inédit), ces caractères sont particulièrement mis en valeur dans la revue Arts et métiers graphiques que Deberny et Peignot finance.

Document : Archives Signes