Cendrars, Léger, La Fin du monde filmée par l'ange N.D. (1919)

Blaise Cendrars (1884-1961) et Fernand Léger (1881-1955) publient La Fin du monde filmée par l'Ange N.D., aux éditions de la Sirène, en 1919. Cendrars, compagnon des avant-gardes, avait déjà commis un « poème simultané » avec Sonia Delaunay, en 1913 : La Prose du Transsibérien et de la petite Jeanne de France. Léger avait collaboré avec Cendrars à son récit J'ai tué, en 1918. La Fin du monde est inspirée par une farce américaine, écrite à la manière d'un scénario. La composition évoque le montage et la succession des plans d'un film. Le goût pour le cinéma des deux artistes les conduit à mener d'autres expériences durant les années 1920. Léger contribue à Die Chaplinade, « poème cinématographique » d'Ivan Goll, paru en 1920 en allemand, suivi d'une publication en français en 1923. Cendrars publie en 1921 L'ABC du cinéma auquel Léger rend hommage dans sa nature morte ABC. Tous deux participent au film d'Abel Gance, La Roue (1923), le premier comme conseiller et le second en concevant l'affiche. En 1924, Fernand Léger réalise le film Le Ballet mécanique.

La Fin du monde filmée par l'Ange N.D.,<:em> in-4 broché, 31,7 x 25 cm. 22 illustrations de Fernand Léger (dont 2 sur la couverture et 20 pochoirs en couleur dans l'ouvrage). Achevé d'imprimer le 15 octobre 1919. La composition, en Morland corps 24, et le tirage ont été réalisés dans les ateliers de l'imprimerie Frazier-Soye. L'édition en couleur est faite chez l'éditeur Richard, où les illustrations sont exécutées au pochoir. Le tirage comporte 1 225 exemplaires, dont 25 imprimés sur papier de Rives à la forme et 1200 in-quarto raisin sur papier Registre vélin Lafuma.
Document : collection particulière