Compo DP, spécimen Deberny et Peignot (1954)

La publication Compo DP date probablement de 1954. L'entreprise connaît des difficultés croissantes, d'autant que le programme Lumitype mobilise ses ressources financières. Pour palier au déclin, Deberny et Peignot promeut les qualités de son atelier de composition. Compo DP se présente comme un véritable studio graphique apte à interpréter, concevoir et réaliser les demandes les plus diverses et dans les meilleurs délais. Il met en avant un atout majeur : « la richesse de [son] fonds typographique ». Soulignant qu'on peut y trouver « toutes les séries fondues et vendues par DP mais, aussi, les séries plus anciennes dont la fabrication n'est plus suivie et qui sont pratiquement introuvables dans les autres ateliers de composition : il s'agit là d'un véritable trésor typographique mis à votre disposition. » Une réserve toutefois : « Dans les séries anciennes, nous disposons du caractère en quantité variable. Il est prudent de nous consulter sur nos disponibilités en fonction de l'importance de la composition à exécuter. » Le spécimen acte les disparitions des créations Art nouveau (Grasset et Auriol notamment), hormis les intemporels Polyphème et Cyclopéen. En revanche, il perpétue et remet à l'ordre du jour des réalisations Deberny : séries 16 et 18, elzévirs, antiques, égyptiennes, didones diverses. La plupart des créations éditées par Deberny et Peignot depuis 1923 jusqu'aux années 1950 sont disponibles : de l'Astrée au Méridien, du Sphinx au Jacno, du Pharaon au Président, du Peignot au Cristal. La dernière partie est consacrée à un certain nombre de « séries étrangères à [la] Maison, mais d'utilisation très répandue » : Vendôme, Plantin, Rockwell, Gill, et les Grotesques (séries 126, 215, 216) de provenances fort diverses.

Document : archives Signes et bibliothèque de l'école Estienne