Pierre Didot, Épîtres sur les progrès de l'imprimerie (1784 et 1786)

Pierre Didot publie son Épître sur les progrès de l'imprimerie pour la première fois sur les presses de son père, François-Ambroise, en 1784. Il s'agit d'une ode à la typographie, rédigée en vers, qui installe la famille Didot dans la lignée des plus grands, depuis Alde Manuce et Robert Estienne, et qui ne manque pas de critiquer les Alexandre ou les Luce graveurs attitrés de l'Imprimerie royale dans la première moitié du XVIIIe siècle. En 1786, Pierre Didot fait paraître des Fables nouvelles dédiés au Roi, suivies de poésies diverses, et d'une réédition de l'Épître. Dans les deux cas il est fait mention de la composition des ouvrages avec les caractères de Firmin son frère. En 1784, il s'agit des premières italiques gravées par celui-ci, en 1786, d'un romain.