Spécimen de la fonderie Peignot (1897)

L'important spécimen publié en 1897 par la fonderie Peignot correspond à l'apogée de l'entreprise sous la direction de Gustave Peignot, son fondateur, deux ans avant sa mort. En quinze ans, en effet, Peignot a réuni par une série d'achats un matériel typographique consistant et se révèle une des principales fonderies françaises. Gustave Peignot, s'il continue de faire prospérer la fonderie de blancs, s'est lancé dans la commercialisation des caractères par l'achat des fonderies Longien (1881), Petitbon (1885), et surtout Cochard et David (1892). Sont proposés aux imprimeurs : des types anglais et français, des néo-Elzevirs (gros œil et petit œil), des types didot (série C et D) et des types ordinaires. Deux ans plus tard, Georges Peignot va changer la donne en lançant la gravure de plusieurs « créations modernes » dont le Grasset et les Auriol.
Document : bibliothèque de l'école Estienne.