Spécimen des caractères de l'Imprimerie royale, ancienne Typographie (1819)

Comme il est mentionné dans l'avertissement en tête de l'ouvrage : « Le Spécimen de l'Imprimerie royale se divise en deux parties sous la dénomination d'Ancienne et de Nouvelle Typographie. L'ancienne Typographie comprend les caractères français et exotiques, les vignettes, armes et fleurons, gravés à diverses époques et qu'on a employés jusqu'à présent. La nouvelle Typographie se compose de caractères, vignettes, armes et fleurons, dont la gravure fut commencée en 1812. » Suit une « Nomenclature de l'Ancienne Typographie » présentée dans ce premier volume. On y découvre tout d'abord l'ensemble des corps (21), romains et italiques, accompagnés des lettres de deux points, de ce qu'il n'est pas encore convenu de désigner sous l'appellation de romain du roi. Leurs graveurs successifs sont mentionnés : Grandjean, Alexandre et Luce. Voir dossier : Epreuve des caractères de l'Imprimerie royale (1760). Viennent ensuite divers corps de coulée, bâtarde et ronde, gravées par Molé remplaçant celles de Luce. Puis l'imposant corpus des types « exotiques » : allemands et anglo-saxon, arabes vulgaire, karmatique et koufique, arménien, bengali, chinois, estranghelo, éthiopien, géorgien. Les grecs du roi et l'hébreu. Des types irlandais, mœsogothiques, mongols, ouïgours. Des polices de persan, persépolitain, russe, runique. Des samaritains, slavons, syro-chaldéens, tartares-mandchous, et un corps de tibétain. Concernant les armes, trophées, fleurons et vignettes qui concluent le Spécimen, il est indiqué que de l'ensemble gravé par Luce au milieu du XVIIIe siècle (et probablement par Jean-Michel Papillon pour les bois), n'ont été conservés « que les gravures qui se rapprochent le plus du genre actuel ».